Sans fromage point de salut !
Même si les communautés monastiques s’occupent d’abord de spiritualité, il faut bien que l’enveloppe charnelle subsiste et faire œuvre sociale. Aussi nombre d’abbayes ont trouvé une activité économique en fabricant et commercialisant l’un ou plusieurs de ces produits : bière, fromage, vin, liqueur,chocolat….
Et j’ai décidé (en toute démocratie avec moi même
) de vous conter les fromages trappistes.
Nous commencerons notre voyage en nous rendant près de Laval à l’Abbaye notre dame du Port Salut, car c’est en ce lieu que naquit le ‘ ‘ père ‘ ‘ d’ autres fromages trappistes.
Tout débuta vers les années 1820-1830 pour utiliser le surplus laitier
, puis en 1850 les locaux de la fromagerie sont agrandis et des caves d’affinages sont créées. La commercialisation se fait principalement autour de Laval. En 1873 il rentre sur les marchés de Paris et en 1874 la marque est déposée. Originellement son nom est « Port du salut » , il sera adopté par l’amateur de fromage sous le nom de Port-Salut. 1959 : devant l’évolution du marché et sa complexité la communauté cède la marque à la Société Anonyme « LES FERMIERS RÉUNIS » repris plus tard par le groupe « BEL ».
Nous continuons notre voyage dans le nord de la France près de Lille,
avec le Mont des Cats qui est l’un des fils du Port-Salut.
On situe sa naissance aux alentours de 1895 . Cette communauté très active fabrique toujours elle même son fromage entièrement réalisé à la main. C’est une pâte pressée non cuite à la couleur rousse, il est assez doux avec un goût lacté prononcé.
Allez partons désormais en Bourgogne entre Dijon et Beaune à l’abbaye de Citeaux fondée en 1098, et épicentre de l’ordre cistercien.
Le Citeaux, est un fromage à pâte molle fabriqué de façon artisanale par les moines.
Suite aux emportements de la révolution, il faillit disparaitre en même temps que la communauté religieuse, sa production ne redémarra qu’en 1930. Peu affiné il s’approche d’un reblochon en plus fruité, affiné à cœur il s’approche d’un munster plus ‘Léger’ .
Allez zou, le Périgord pour le Trappe d’ Echourgnac.
L’abbaye est née en 1852 dans les Pyrénées orientales et depuis 1923 s’est installée à Echourgnac, c’est une communauté de moniales . Le fromage, lui, est fabriqué depuis 1863 . C’est une pâte pressée non cuite au gout noiseté très doux, il existe également affiné a la liqueur de noix. Depuis 2003 cette abbaye collabore avec celle de Timadeuc en bretagne pour produire le Timanoix.
Nous terminons ce premier voyage en Bretagne par l’abbaye de Timadeuc, qui fabrique donc le Timanoix qui est un Echourgnac affiné à la liqueur de noix.
Mais aussi le seul véritable fromage Breton L’abbaye de Timadeuc une pâte pressée, avec un goût assez présent en bouche pour ce type de fromage.
Nous avons voyagé et découvert quelques fromages trappistes de France, n’hésitez pas à nous faire par de vos propres connaissances.
Le partage permet de progresser.
Prochainement nous irons en Belgique et aussi chez nos cousins du Québec pour découvrir leurs créations.
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Bon Zalors ! Plus de nouvel article sur le blog ?
Si Si… Avant de vous faire un post ce week-end, ‘ ‘ heu… bon d’accord ‘ ‘ sur
,quelques petites nouvelles de la semaine ….(Chargée en activités administratives ….
)
Heureusement lundi … Salon pro. des produits laitiers et des fromages plein de rencontres intéressantes … grâce à Erick Poullié d’Univers Fromage.
Nous avons d’ailleurs découvert ‘ ‘ un petit nouveau ‘ ‘ : le Dréan d’Auvergne, de la laiterie Antoine Garmy & Fromagerie Soron, un régal. De plus nous avons pu assister au concours de la Lyre D’or, objectif : en 1h15 selon des contraintes précises réaliser un plateau de fromages, quel travail ! Profitez des montages photos…..
Bonne nouvelle mercredi , le bar de Tempo Divin, réalisé par les ateliers Jovis, est presque terminé, encore un peu de patience … je vous laisse apprécier… c’est beau….
Et enfin le site Internet de Tempo Divin confié à Nicolas Brebion/8bis pour le graphisme et Gilles Arnault/Nacre informatique pour la technique est en passe de finition. Allez je vous dévoile la page d’accueil …
Voila je vous retrouve donc très prochainement et en attendant je vous souhaite un excellent week-end …
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Petites News entre amis
Avant de partir à Paris …. pour le salon professionnel des produits laitiers et des fromages nous voulions partager avec vous une bonne nouvelle ! les travaux de notre local sont presque finis….
Nous pourrons ainsi discuter de l’organisation des évènements autour du vin et du fromage avec nos clients dans un cadre chaleureux.
Bref comme une photo est bien plus parlante qu’un long discours voici avant et après transformations.
Et pour ce point du local, nous attendons avec impatience la livraison de notre bar …
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Blancs du Sud-Ouest : nous en redemandons !
, ma tendre a bossé dur, et vous offre une très belle suite sur le sud ouest.
Toutes les nuances sont présentes dans les blancs du Sud-Ouest, un peu comme dans ses paysages. De la robe presque incolore des vins de pays de Gascogne et de certains Gaillac à l’or des moelleux, le Monbazillac vieillira vers l’ambre et pourrait même être confondu avec l’Armagnac, aussi issu de cette région. Voyez-vous où je voulais en venir en vous parlant des richesses de ces terroirs ?
A l’ombre de l’envahissant et un tantinet jaloux bordelais, suivez-nous sur le chemin des papilles !
Les Jurançons
Les premières traces de transaction de Jurançon remontent au Xème siècle et ses crus sont mentionnés en 1538 aux côtés de ses cépages grand et petit manseng qui lui donnent ses arômes de fruits exotiques pour notre plus grand bonheur ! Le vignoble a été dans les premiers classés en AOC en 1936.
Le Jurançon liquoreux est vif et caractérisé par son goût de miel. La légende raconte qu’on en humecta les lèvres du futur Henri IV lors de son baptême (en même temps qu’une gousse d’ail mais là ce fut sûrement moins agréable). Son potentiel de garde peut aller jusqu’à 25 ans et, pour les gourmets, une terrine de foie gras au Jurançon vous tentera assurément
Le Jurançon sec est beaucoup plus récent que son grand frère et assez méconnu. Sa robe dorée à reflets verts a une palette fraiche : fruits exotiques, pêche blanche, agrumes et amande grillée. Sa garde est généralement de 5 ans mais peut être bien plus longue pour les crus élaborés essentiellement à partir du cépage petit manseng, plutôt réservé au moelleux. Ils s’accordent avec les poissons et les crustacés mais aussi avec un fromage de chèvre.
Gaillac
Au carrefour entre Toulouse, Albi et Montaubon, c’est à l’abbaye de Saint-Michel que l’on doit le développement de ses vignes au Xème siècle. Mais leur origine remonte très certainement avant l’invasion romaine si bien qu’il est considéré comme l’un des plus vieux vignobles français.
Ses arômes toute en finesse nous enchantent de pomme verte. Et vous reconnaîtrez aisément ses vins grâce à une bouteille particulière réservées aux mises en bouteille sur l’aire d’appellation.
Les blancs de Gaillac sont aussi produits en vins doux, perlé et effervescents. Effervescents qui auront subi une méthode « gaillacoise » antérieure à celle de Dom Pérignon et qui lui épargne l’adjonction de sucre et de liqueur.
Monbazillac
Le nectar du Périgord est une AOC depuis 1936. Ses vignes implantées sur une côte pentue et orientée au nord bénéficient d’un micro climat exceptionnel grâce à l’humidité des matinées d’automne et la chaleur des journées de l’été indien. Le tout sied au fameux botrytis cinerea auteur inspiré de la fameuse pourriture noble.
Sa bouche ? Fruits confits, abricot, pêche, acacia, miel, épices. Avec un Monbazillac, la garde peut atteindre 30 ans et vous le savourerez avec un poulet à la crème et aux champignons ou un bleu d’Auvergne
Le méconnu Pacherenc du Vic-Bihl
est produit sur la même aire que le rouge Madiran. La récolte se fait sur des raisins passerillés, c’est-à-dire flétris par le froid et le soleil. Récoltes tardives depuis des siècles, vous pourrez même assister aux fameuses vendanges de la Saint-Sylvestre ! Vif mais aussi exotique vous pourrez au détour d’une dégustation sentir la mangue pointer. Sec vous pourrez apprécier son fruité jeune, moelleux une attente de quelques années vous récompensera, surtout marié avec un entremets ou une brioche
Il est temps de faire nos valises et de repartir de cette région merveilleuse, mais non sans vous citer les Bergerac secs et Côtes de Bergerac moelleux et les Montravel secs et liquoreux …
Alors, vous partez quand ?
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PS : la semaine prochaine nous vous raconterons notre visite au salon professionnel du fromage et des produits laitiers (9 pays, 500 exposants passionnés, plus de 200 variétés de fromage et produits laitiers , 46 AOP laitières françaises, 14 appellations d’origine laitière européennes) A très vite …
Cap au Sud-Ouest
Aujourd’hui la plume ou plutôt le clavier est laissé à ma tendre qui n’a pas perdu le nord
Cette vaste région comprise entre le bordelais, la frontière espagnole et Toulouse a vu naître ses vignes avec l’invasion romaine.
Mais, alors que la région de Bordeaux aidée par l’alliance d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt roi d’Angleterre et son accès direct à l’océan organise ses ventes, le sud-ouest se développe plus modestement. Très affaiblie par la crise du phylloxera – le vignoble de Cahors fut entièrement détruit – la région renaît depuis les années 70 pour mieux nous séduire. Et son dynamisme confère aujourd’hui aux vins de Gascogne le statut des vins les plus exportés de France.
La grande diversité des cépages du sud-ouest, souvent autochtones, lui offre une identité exceptionnelle avec une palette de couleurs et d’arômes extrêmement variés. Une autre curiosité de la région : il n’existe pas de classement officiel des domaines : pas si facile de choisir sa bouteille sans conseil
Mais attardons-nous un instant sur quelques uns de ses trésors et commençons l’odyssée par les rouges
Ils sont dans l’ensemble structurés et puissants et forment des accords parfaits et gouleyants avec la gastronomie locale : cassoulet, confit et canard.
Le Cahors
Vin à la robe sombre qui mérite le surnom de vin noir qu’il avait acquis au Moyen-Age. Vif, il nous offre des arômes de violette qu’il tient de son cépage principal le malbec. On préfèrera attendre au moins 2 ans avant de le déguster et si vous êtes patients une note de truffe pourra vous surprendre après 10 à 15 ans
Il s’accorde aussi à merveille avec le Bleu d’Auvergne !
Le Madiran
Il fut longtemps le vin des pèlerins de Compostelle. Si tannique et dense qu’il n’est pas commercialisé à moins de 12 mois de cave. Il est conseillé de le laisser vieillir quelques années pour qu’il se révèle pleinement. Le madiran est caractérisé par son nez de framboise et ses arômes d’épices, de fruits noirs, de réglisse et de pain grillé. Il fait un mariage parfait avec l’Ossau Iraty et les bleus.
Le Bergerac
Sa robe rubis intense peut tirer sur le violet. Aromatique il repred la rondeur de ses voisins bordelais grâce à ses cépages. Avec ses fruits noirs et rouges en boushe, il sublimera un poulet rôti et un roccamadour.
Le Pécharmant, jolie colline en patois, s’étend sur un petit domaine de 300 ha et sa réputation de douceur le fait souvent comparer aux Saint-Emilion.
Notons aussi le Gaillac et le Fronton, plus fruités que leurs frères, ils ont des notes de cassis, groseille et framboise.
Et la richesse du vignoble du Sud-Ouest ne s’arrête pas en si bon chemin avec les Buzet, les Côtes de Duras et l’Irouléguy !
Théophile Gautier, enfant du pays, s’exclama « Certainement Dieu est un très bon enfant d’avoir donné le vin à l’homme. Si j’avais été Dieu, j’aurais gardé la recette pour moi seul ».
De quels plaisirs aurions-nous été privés
Vous nous suivez pour la suite de l’odyssée au pays des blancs ? A très vite alors
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